Marine
Kenichi Asai – Chelsea
BMG
Juin 2007
Etrange personnage que Kenichi Asai. D’abord membre d’un gang de motard, puis musicien en groupe et enfin en solo, le guitariste est considéré comme un compositeur talentueux. Et à raison. Chelsea, son deuxième album (il en a sorti trois à ce jour), est une mine de diamant.
Moins agressif, moins rock que ses autres sorties, Chelsea impose le japonais comme un chercheur de sonorités planantes, malgré l’utilisation d’instruments assez simples : guitares, voix, piano. Il n’hésite pas à ouvrir son album sur un titre à rallonge : Aishitteru fait plus de 8 minutes ! Il a le confort d’un vétéran qui n’a plus rien à prouver, et donc peut tout se permettre.
Kenichi Asai tient l’auditeur en haleine avec la progression dramatique de ses chansons, comme l’entraînant Grape Juice II. L’homme est un professionnel de la mélodie, toujours intéressante, jamais surfaite : la simplicité même de ses créations est touchante.
Et comment parler de Kenichi Asai sans évoquer sa voix ? Soit fluette, soit puissante, elle est plus aigue que la majorité de ses congénères, mais ce n’est pas un ton affecté. Il a beau avoir 45 ans, sa voix est celle d’un adolescent : combinez la maturité d’un homme dans la force de l’âge à un son jeune, presque androgyne, et vous aurez Kenichi Asai. A découvrir.
Elysée Montmartre by JRADans les coulisses de l’Elysée Montmartre, les membres d’An Café se préparent à leur seconde date à Paris. Les cinq japonais jouent ce qu’ils appellent Harajuku Dance Rock ; leur son est sautillant et joyeux. Miku, chanteur, et Teruki, batteur, se sont livrés à une courte joute orale avec Zikkadict.
Vous avez entendu parler du syndrome des japonais ? Quand ils viennent à Paris, certains dépriment. Dans le pire des cas, ils se font interner. Ca va bien vous ?
Miku : Je suis plutôt déprimé, en fait, parce qu’on est en tournée depuis un bon moment – ce n’est que le milieu du périple – et on commence à avoir le mal du pays.
Takuya by JRA
La nourriture vous manque ?
Miku : Pas vraiment : on mange de la nourriture japonaise tous les jours.
Selon vous, vous jouez du ‘Harajuku dance rock’. Qu’est ce que c’est exactement ?
Teruki : Cette expression définit très exactement la musique qu’on fait.
Kanon by JRA
Il y a d’autres groupes qui jouent de ça ou vous êtes les seuls ?
Teruki : Pour autant que j’en sache, nous sommes les premiers à introduire le Dance rock dans la scène Visual Kei.
Vous n’êtes pas les premiers à en jouer pourtant.
Teruki : Certainement pas en général, mais dans le Visual Kei, si.
Mais le Visual Kei n’est pas un style musical.
Teruki : En effet, mais quand on l’écoute attentivement, on se rend compte qu’il existe un son Visual Kei. Donc on peut le considérer comme un registre musical. Tu devrais voir beaucoup de groupes de Visual Kei pour comprendre ce que je veux dire.
J’en ai vu un bon nombre, pourtant.
Miku : Si tu veux mon avis, pas assez.
Teruki by JRA
Quelle est la pire chose qui vous soit arrivée pendant un concert ?
Teruki : Rien ne s’est jamais passé au Japon, mais à l’étranger, ça n’arrête pas. Entre les fans qu’on retrouve backstage ou sur la scène, ou bien le clavier qui tombe…
Quel est le titre qui vous êtes le plus contents de jouer ce soir ?
Miku : Smile Ichiban Ii Onna est un titre qui nous est très précieux, car il rend les fans heureux. On peut les voir sourire depuis la scène ; c’est très important pour nous.
Yuuki by JRA
C’est le principe de votre groupe, non ?
Teruki : Si. Quand on est déprimés, ce sont ces sourires des fans qui nous rendent plus positifs ; c’est pour ça qu’il est primordial pour nous d’avoir leur soutien.
Comme dans une grande famille en somme.
En cœur : Exactement !
Miku by JRA
5 Dec
Kashiwa Daisuke est de ceux qui ne s’inquiètent pas de ce à quoi doit ressembler la musique. Couplet, refrain, couplet, refrain, pont, refrain… très peu pour lui. Son registre : l’électro “narrative”. Le japonais programme des histoires. Certaines font d’ailleurs plus figure de films que de courts-métrages, étant donné leur longueur.
Avec lui, il n’est pas rare de se voir confronté à des pistes de 30 minutes ! Inquiétant
et fort peu “radiogénique,” mais le système fonctionne bien.
Kashiwa Daisuke prend le temps de développer les ambiances qu’il veut déployer.
Petit à petit, commençant sur quelques notes à peine, ses mondes se concrétisent, se développent, et transportent l’auditeur. Ses chansons ne sont pas à confondre avec des bandes-son… elles
s’écoutent sans images, tant elles se suffisent à elles-mêmes.
5 Dec est le plus accessible de ses albums. Dix titres faisant chacun moins de 10 minutes – il ressemble moins à un marathon sonore que ses précédentes exactions. On y retrouve la délicatesse du son qui lui est si propre, petites notes de piano sur les nappes d’un clavier qui a oublié d’être kitsch. Ce sont souvent les mêmes constructions qui reviennent, un lent début vers une apogée sonore violente, qui mélange sons de la vie courante, voix tragiques, et déformations électroniques. Imaginez que votre ordinateur prenne possession de votre banque de donnée musicale, et qu’il devienne complètement fou. Vous aurez une idée du son de Kashiwa Daisuke.
Un travail d’orfèvre, d’une très grande qualité, pour les oreilles averties.
이상한 계절

Bounce Entertainment/SONY BMG
Sortie : 2007
Si on vous dit ‘Mot’, vous pensez ‘quel nom de groupe bizarre’ ! Pourtant, il y a bien un combo qui a osé. Mais comme ils sont Coréens, on peut se dire que c’est moins grave. Surtout après écoute de leur son, tout simplement splendide. Pour tous les amateurs de trip-hop jazzy, 이상한 계절, en français “Etrange Forêt“, est à découvrir absolument !
Ce n’est que leur deuxième album, mais le groupe jouit déjà d’une bonne réputation, non seulement en Corée du Sud, mais aussi dans certains milieux. Le fait de s’associer à l’industrie du cinéma pour des bandes-son (notamment le très réussi film, Some) y est probablement pour quelque chose.
Pour des oreilles francophones, un chant en coréen a l’attrait du mystère. La voix de Aeon est timide au premier abord, mais sa précision est enchanteresse. Il décompose les syllabes à
travers une prononciation légèrement suintante. Malgré son appartenance au groupe des chanteurs intériorisés, il parvient tout de même à se montrer très expressif.
A la guitare, un ingénieur du son se faisant appeler, Z.EE. Ses parties de six-cordes ne sont pas transcendantales, mais le travail d’arrangement réalisé avec Aeon lui permet de
montrer un savoir-faire sonore clairement au-delà de la moyenne. Des titres comme “Close” ou “Seoureun Heurim” (Séoul Nuageux) sont construits tout en douceur, avec néanmoins une touche
d’étrangeté.
Enfin, une des grandes spécialités du groupe réside en les titres en partie jazz, soutenus par une contrebasse, à laquelle vient s’ajouter la guitare absurde de Z.EE ; le titre,
“Daseotgaeui Jaru”, en est peut-être la meilleure représentation.
Avec Etrange Forêt, Mot se montre encore meilleur que sur leur précédent album. Il ne reste qu’à espérer que leur progression continue pour leur prochain
opus.
Les Boy Bands ne sont pas morts
Pop music. Un terme court mais effrayant. Pour les femmes ayant grandi dans les années 90, le terme Pop fait référence à ces groupes masculins appelés négativement Boy Bands. Leurs équivalents féminins étaient les Girl Bands. Elles étaient néanmoins un peu moins populaires ques les artistes solo, comme les miss Spears et Aguilera, entre autres.
Mais parlons des Boy Bands. Ils étaient conçus pour être plaisants du regard des femelles adolescentes. Dans chaque groupe on trouvait un garçon mignon, un blond, un sexy, et un grassouillet-mais-touchant. D'un point de vue purement artistique, ils ne savaient pas tous chanter. Leurs cibles : les minettes de 12 à 16 ans. Et comme ils n'étaient pas de mauvais garçons, les mamans appréciaient et approuvaient du fond du coeur.
D'apèrs MTV, qui ne peut pas se tromper tout le temps, les Boy Bands sont morts. La dernière génération était N'Sync si vous croyez ce qu'ils disent. Vrai ?
Faux. Les Boy Bands sont toujours très populaires et actifs en Asie. Ils sont japonais, sud-coréens, chinois, taiwanais, et il brassent d'importantes sommes d'argent. Permettez-moi de préciser que l'industrie musicale est déficitaire partout dans le monde. Partout, sauf au Japon. La faute aux karaoke, ainsi qu'à la mentalité de groupe qui pousse les jeunes à acheter ce qu'il faut avoir.
Idoles
Cette industrie est cruelle et manque sévèrement de sens de l'humour (voir l'article sur Hiro Ugaya). Et, fait très révélateur, les pop stars sont appelées Idols (d'après la prononciation locale du terme américain). Le mot lui-même est une preuve du CV nécessaire pour le job. Il suffit d'être un pot de fleur suffisamment esthétique, l'entreprise se charge d'enseigner la danse, le stylisme et le playback. Les meilleurs d'entre eux finissent par jouer dans des séries télé à l'eau de rose.
Ce monde d'Idols est encore plus fascinant en Corée du Sud, où ils domine le marché. Leurs fans sont de toutes les générations (ou presque) mais bien entendu, elles sont majoritairement des
femmes. H.O.T., Shinhwa, Dong Bang Shin Ki, et plus récemment Big Bang sont parmi les plus populaires de ces groupes.
Ils fonctionnent probablement aussi bien parce que la Corée du Sud base une grande partie de sa culture populaire sur l'esthétique. On peut penser par exemple à cette génération de célébrités
faites sur Internet, dès les années 90. On les appelle Uljjang. Le mot fait référence à une visage qui serait parfait. Ces jeunes gens, mâles et femelles, prennent des photos d'eux-même avec leur
webcam et les postent sur le net. Après une lourde utilisation de photoshop, bien sûr, afin de rendre leur peau plus blanche, les yeux plus grands, le nez plus avancé... Les plus populaires
deviendront mannequins et développeront leur propre ligne de vêtements. Internet et l'image sont indissociables en Corée. Les Boy Bands aussi en sont une preuve vivante.
Heureusement pour le système, ils ont une forte conscience de leur appartenance à l'entreprise qui les élève (dans tous les sens du terme) à leur statut. Comme par exemple, YG Family, l'une des plus efficaces en Corée du Sud. Elle a été fondée par Yang Goon, qui avait débuté sa carrière comme musicien pour l'archi-célébrissime rocker Seo Taiji. Pour vous donner une idée de ce que représente Seo Taiji : il remplit des stades sans même transpirer – et ce depuis dix ans. En revanche, Seo Taiji est très loin musicalement des Boy Bands. Son son est un mélange élégant de Hip Hop et de Hard Rock.
Seo Taiji
Comment faire un musicien
Alors, comment s'y prend Yang Goon? Simple. Il organise des auditions régulières pour recruter les gamins. Plus ils sont jeunes, mieux c'est. G-Dragon, leader de Big Bang, est
entré dans la YG Family alors qu'il était tout minot. Il n'est pas allé à l'école. On lui a appris à danser, chanter, se tenir sur scène, être amusant
dans les émissions télé, s'habiller, et plaire aux femmes. Une fois qu'il a été suffisamment éduqué dans tous ces domaines, il a été sélectionné avec d'autres jeunes garçons, réunis afin
de créer une nouvelle sensation musicale.
Ensuite, l'entreprise installe le groupe dans une même habitation, les fiasant parfois même partager le même lit, alors qu'ils se préparent à débuter. Et c'est alors que commence le vrai travail. Photoshoots, répétitions, apparitions publique, enregistrements, émission de real TV, ils sont exploités jusqu'à ce que le public soit passé à un autre groupe (càd quand ils ne sont plus intéressants financièrement). (1)
SM Entertainment crée aussi des Boy Bands. L'entreprise possède des artistes comme Shinhwa, Dong Bang Shin Ki, H.O.T., ou Super Junior. Ce dernier
groupe comporte beaucoup de membres (treize en tout), ce qui donne à SM Entertainment l'opportunité de séparer le groupe en sous-groupes de temps en temps pour sortir plus de nouveaux
albums. La formule fonctionne bien, car l'attrait de la nouveauté reste présent. Chacun de ces groupes est très populaires, et sont donc source de controverse. C'est dans cette optique
qu'Internet devient un problème.
Parce que la contrepartie du fansite est l'anti-fansite.
Quand les fans haïssent
Dong Bang Shin Ki, appelé aussi Tohoshiki, appelé aussi Tong Vfang Xien Qi, dont l'abréviation est soit TVXQ ou
DBSK, est connu partout en Asie. D'où les différents noms, créés pour convenir au public de tous les pays du coin. Appellons-les DBSK. Le leader du groupe s'appelle Yunho (d'où son nom de scène : U-Know). C'est un danseur, porte habits et chanteur professionnel. En tant que tel, il attire l'attention, et certains n'aiment pas ça.
En automne 2006, Yunho a été empoisonné avec une boisson dans laquelle on avait versé de la super-glue. L'anti-fan responsable de l'attaque avait écrit une lettre haineuse au jeune homme : « Connais-tu tes limites? Seuls les petits enfants t'aiment! Je veux vraiment te tuer. » Yunho, était soit une homme intelligent ou ayant un manager talentueux, a décidé de ne pas porter plainte contre la criminelle, car il aurait une jeune soeur du même âge.
Pendant ce temps, Heechul, membre de Super Junior et très bon ami de Yunho de DBSK, a pensé qu'il était intelligent d'écrire sur son site personnel au sujet de son dégoût vis à vis d'une telle attaque. Les anti fans ont donc décidé de faire de Heechul leur cible suivante. Seulement, il y avait un problème. Heechul était alors dans une situation difficile, car il avait été victime d'un accident de voiture, impliquant d'autres membres de Super Junior. En conséquence, les anti fans ont déclaré qu'ils s'en prendraient à ses amis valides de SuperJunior.
Heureusement, deuw ans plus tard, personne d'autres n'a été blessé dans le contexte de cette histoire. Les membres de Super Junior et de DBSK sont tous
en vie. Les deux groupes préparent de nouveaux albums en ce moment.
Tout ceci semble plus amusant que dangeureux. Si personne ne meurt. Seulement, des gens ont quand même finit dans des lits d'hôpital, ce qui montre que ces histoires spiralent hors de contrôle. Et de fait, il y a eu des morts.
Quand la rumeur tue
Choi Jin Sil
En octobre 2008, Choi Jinsil est trouvée morte. C'était une actrice populaire, ce qui ne l'a pas empêché de se tuer. Pourquoi ? Un mois plus tôt, un autre acteur, Ahn Jaehwan, s'était aussi
suicidé. On dit à l'époque que Choi Jinsil est la cause de la mort de son collègue – parce qu'elle lui aurait prêté de l'argent, et l'aurait incité à lui rendre.
Après le décès des deux acteurs, on a commencé à se rendre compte à quel point les rumeurs pouvaient être dangeureuses. Les célébrités coréennes ont ce regard perpétuel de biche affolée quand ils
apparaissent en public. Les sites Internet véhiculent une masse effarante d'« informations », concernant le fait que l'un d'entre eux ait pu être vu en train de tenir la main d'une
femme. Ou la possibilité qu'ils soient apparus dans un film porno. Ou que le groupe se sépare. Ou qu'ils ont des connections dans la mafia, qu'ils sont gay, marriés à des milliardaires, etc.
Jeong Dabin, U-Nee et Lee Eun-joo sont d'autres artistes féminines à s'être tuées, souvent à la suite de cyber-rumeurs. Afin de prévenir de telles choses, la Corée du Sud a créé le Contre de
Répons eà la Cyber Terreur.
Alors, la faute à qui? Les entreprises de l'entertainment, qui vendent le moindre aspect de la vie privée de leurs artistes? Les fans et les bloggeurs, qui prennent possession de ces vies privées comme si les êtres humains leurs appartenaient? Ou les stars elles-mêmes, qui acceptent cet état de chose pour devenir plus connues? C'est probablement un peu de tout cela, mais un fait reste primordial : les stars en Asie représentent beaucoup d'argent.
(1) Pour être juste, il faut aussi regarder son propre nombril. En Europe, le rock underground est probablement pire que les Boy Bands asiatiques : il fait semblant d'être underground et de choisir ses musiciens exclusivement sur des critères de talent musical. Nous savons tous qu'il est bien plus difficile de devenir musicien quand on a du surpoids. Et ne parlons pas des nombreux acteurs qui sortent des albums. Cette confusion des métiers est une habitude internationale. Chanteurs, acteurs, compositeurs, instrumentistes, danceurs, et mannequins sont tous traités comme s'ils faisaient le même travail. C'est une absence totale de respect pour chacune de ces professions.
EDIT
Ca n'a pas été précisé dans l'article original, mais j'ai depuis appris que les fans de Big Bang et Wondergirls se sont ligués contre les fans de DBSK, en réservant des place pour un concert de DBSK, puis en refusant, au dernier moment, de les acheter. Ce milieu est d'une hargne vicieuse.
EDIT 2
Sur la version originale de l'article, j'ai obtenu une réponse de fan intéressante. Permettez-moi d'en faire l'analyse.
As much as i like the fact that Asian Artist esp. Boy Bands is being known around the world. Being a big K-pop follower. I disagree with you.
La jeune fille prouve dès sa première phrase que non seulement elle ne sait pas utiliser la ponctuation correctement, mais qu'en plus elle va être incapable d'avoir un avis objectif qur la question puisqu'elle est fan.
“Just be a pretty flower pot, and then we can teach you how to dance and dress and lipsynch. The best of you will even get to act in cheesy TV shows”
Are you kidding me.? Yes, looks is one the main factor for a “idol” as everyone says. but Talents come hand in hand too.
I don’t know where you got this info from, but just to let you know that Everything u stated above (the quoted) is not true, what so ever. All the korean boy band are talented and have proven
themselves. It’s not their fault that they just happened to have the good looks, talent and skills.
Je ne suis pas d'accord avec le fait que tous les Boy Bands Coréens sont talentueux. Et ceux qui ont du 'talent' l'ont grâce à un travail acharné. Les meilleurs chanteurs et danseurs le deviennent suite à des années d'entraînement (je sais de quoi je parle). Donc, si, c'est leur faute.
you talk as if looks doesn’t matter in other part of the world.
Elle n'a pas lu l'article jusqu'à la fin, puisque j'y précise que la situation est similaire en Europe, et qu'elle est en plus hypocrite chez nous, puisqu'on fait semblant du contraire.
Looks matters everywhere you go, in fact it’s the media who promotes those kinds of act.
On rentre dans le cliché de la Presse Maléfique responsable de tout ce qui va mal sur terre. J'imagine que je suis propulsée responsable du culte de l'esthétique.
beside. What the heck, When was DBSK leader Yunho a clothes hanger.. u guys really need to get the fact straights. Seriously, I demand a re-editing on this article.
J'exprime une opinion, qui en effet est une critique pas forcément gentille, en reliant Yunho au terme 'porte fringue'. Pour cette jeune fille, je fais une erreur de faits. C'est peu
Oh btw, because you mentioned “lipsynch”.
Majority of the Asian Boy Band “idols”.. (as u have labelled)
Can sing “live” perfectly, as matter of fact they can even “sing and dance” at the same time.
J'ai jamais dit le contraire. Mais quand un membre ne se sent pas très bien, ils vont mettre tout le groupe en playback, ça arrive régulièrement. Sur certains concerts à la télé, ils ne veulent pas prendre le risque d'une fausse note. J'espère qu'ils savent faire ça, sinon, à quoi ça serve qu'ils s'entraînent comme des bagnards depuis leur 12 ans? Ce serait triste s'ils ne savaient pas chanter.
...Attention, cet article est culturel et pervers. Je ne sais pas lequel est le pire.
Un jour, un italien a décidé de mettre en scène son attrait pour le Japon. Cet homme s'appelait Giacomo Puccini, il était un des compositeurs classiques issus de la tendance du Vérisme, une adaptation du Naturalisme dont Emile Zola avait été représentatif en France.
L'opéra composé par Puccini s'appelle "Madame Butterfly". Je l'ai vu il y a quelques jours à l'Opéra Bastille – un show incroyable, d'une violence latente fascinante. On aime le classique ou pas; "Madame Butterfly" est une histoire magnifique.
Dans l'opéra, Pinkerton, un américain au
Japon, prend pour épouse factice la jeune Cio Cio San, plus connue sous le nom de Madame Butterfly (en anglais dans le texte). Puis il rentre dans son pays, dans lequel il prend pour 'véritable
épouse' une compatriote. Autant dire que la situation de Cio Cio San, après avoir renié sa religion et pondu un petit métisse, n'est pas la meilleure possible.
Puis une pièce de théâtre de David Henry Hwang, du nom de "M. Butterfly", mise en scène entre autres à Broadway, qui a de plus été primé quatre fois, apporte une subtile modification à l'histoire originale: Madame Butterfly est un homme!
J'explique: un diplomate français, René Gallimard, tombe amoureux d'une splendide diva de l'Opéra de Pékin, Song Liling - leur histoire d'amour dépasse les ciels et les montagnes, bla bla bla,
jusqu'à ce qu'un beau jour, Gallimard se rend compte que sa bien-aimée a un attribut de trop.
L'américain David Cronenberg en a fait un film: "M. Butterfly" rassemble dans ses rôles principaux Jeremy Irons et John Lone. Le film
est comme la pièce, pour autant que j'en sache - je vous avoue n'avoir vu ni l'un ni l'autre. Erreur que je saurai réparer. Le message du film et de la pièce est intéressant: c'est la force de
nos illusions. Pendant vingt années, Gallimard est persuadé que son amour est une femme. Ce qui compte, c'est qu'il s'est laissé duper. Plein d'indices lui auraient permi de découvrir la vérité -
ne serait ce que s'il s'était souvenu que les acteurs de l'Opéra de Pékin sont des hommes, même ceux qui jouent des rôles de femme (moi, je ne me serais pas laissée prendre).
John Lone reste quand même beaucoup plus crédible en tant qu'homme...
Le pire dans cette histoire, c'est qu'elle est tirée de la réalité. Un diplomate français du nom de Bernard Boursicot a entretenu pendant 18 ans une relation avec un chanteur de l'Opéra de Pékin, Shi Pei-Pu.
Au vu de la tête de Shi Pei-Pu, on peut comprendre la confusion de Mr Boursicot. Il était très très androgyne. Cela dit, il paraît que quand Boursicot et Pei-Pu se sont rencontrés, ce dernier avait les habits et attributs d'un homme. Ce n'est que quand ils sont devenus amis que Pei-Pu a "révélé" à Boursicot qu'il était en réalité une femme, qui devait prendre l'apparence d'un garçon pour que sont père n'ait pas à prendre une autre femme.
Shi Pei-Pu
Quelle imagination.
Toujours est -il que Boursicot a avalé la couleuvre quand Pei-Pu lui a présenté un jeune eurasien comme étant leur fils (!). Je ne sais pas dans quelle mesure ces deux-là ont consommé de l'opium.
A mon avis, beaucoup trop.
Le fameux film de Cronenberg, encore.
Toute cette histoire m'en rappelle une autre, dont elle partage plusieurs thèmes majeurs. Peut-être allez-vous deviner...
- Artiste androgyne
- Amour passionnel
- Conjoncture politico-sociale peu favorable
- Traitement de l'homosexualité...
Eh oui, vous avez deviné: Il s'agit de l'oscarisé Adieu Ma Concubine, de Chen Kaige!
Hommage à Leslie Cheung
Quoique non, vous avez perdu! C'était le film coréen The King and The Clown, de Lee Jun Ik...
Lee Jun Ki est un homme tout de rose vêtu!
Marine tronçonne son texte...en finesse.
Le jour où Gackt ne fit plus du rock.
Un peu too much, le maquillage, Ryo.
Voilà, je suis maintenant collaboratrice du Herald de Paris.
Premier article publié: ABUSIVE LEGAL PROCEDURE AGAINST FREELANCE JOURNALIST.
Puis une chronique de la vie parisienne: OPERATION UNDERCOVER in PARIS : TAKE THE METRO.
En espérant que les lecteurs anglophones trouvent cela intéressant. Je prépare de plus un gros article sur la liberté de la presse au Japon - vous serez tenus au courant de toute avancée.
Marine
Source : International Herald Tribune| Juillet 2009 | ||||||||||
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