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Dimanche 10 août 2008

Akihabara. Le quartier de Tokyo où se retrouvent tous les amoureux de l’informatique. La caverne d’Ali Baba des antisociaux en tout genre. Le paradis de la connectique, de l’optique, tout pour les geeks. Là où nous sommes allés, équipe au grand complet, pour faire réparer Norbert, disque dur précédemment décédé (voir détails du décès ici) et trouver un pied pour la caméra qui jusqu’ici tremblait dans mes mains en manque de café/tabac/sommeil.

 

Akihabara. Si vous voulez découvrir ce quartier depuis votre écran d’ordinateur, je vous conseille vivement le drama Akihabara@DEEP, qui stigmatise assez bien ce monde à part, constitué essentiellement d’inadaptés sociaux. Détail amusant : c’est à Akihabara que nous avons croisé le plus de français. Et comme tous les français à l’étranger, ils parlaient très fort et se proposaient de pratiquer un tourisme sexuel nippon (presque pédéraste) qui n’existe que dans leur esprit tordu. Aurélie leur a sèchement annoncé que nous pouvions les comprendre, ce qui n’a eu pour effet que de les rendre encore plus fiers de leur bêtise.

 

Casting du drama Akihabara@DEEP

Bref. Nous parlions du Geek. Cet être marginal ne vit pas comme la plupart de ses congénères. Il entretient une relation sexuelle poussée avec son ordinateur, et la seule pénétration qu’il pratique régulièrement, est celle des ports USB de son PC.

Pourtant, l’homme n’est pas une île, comme le soulignait un très grand poète dont j’ai complètement oublié le nom. L’homme ne peut vivre seul (même accompagné de son ordinateur), et se doit donc d’entretenir un rapport, même minime, avec un autre être humain, de préférence doté de parole.

D’où l’existence du Maid Café. « Qu’est-ce ? Qu’est-ce ? » vous entends-je déjà me dire… Plutôt que de vous le préciser, je vais me contenter de vous narrer notre expérience dans l’un de ces endroits de perdition.

 

Comme il y en a tout plein à Akihabara, notre regard a été naturellement attiré par le plus rose de tous. Pour y accéder, il a fallu prendre un ascenseur. En soi, cela fut déjà une aventure, parce que les ascenseurs japonais ont une fâcheuse tendance à se refermer rapidement. A peine Aurélie était sortie (d’un pas gaillard), au 6ème étage, que JR et moi-même nous retrouvâmes, le temps d’un clignement d’œil, au rez-de-chaussée. Aurélie ayant perdu ses amis, elle commença la conversation avec une des serveuses du Maid Café – une maid en somme.

Pour ceux qui ont dormi toute leur année de sixième, ‘maid’ veut dire ‘serveuse’ en briton.

Nous (JR et moi-même) étions inquiets pour Aurélie, perdue dans ce monde insoutenablement rose, mais elle parvint à survivre le temps de remonter les six étages. Après un fou rire je l’avoue quelque peu nerveux, nous pénétrâmes dans l’antre de la ‘rose-attitude’.

Re-fou-rire instantané. Je vous dresse le tableau : tout était rose dans cette petite pièce dont les rideaux étaient tirés. Coussins poilus, cœurs partout sur les murs, et jeunes filles habillées à la limite de l’obscène de costumes de serveuses tels qu’on les conçoit dans les sex-shops de Pigalle plus que dans les ‘vrais’ cafés. Bref, on se serait crus dans la chambre d’une adolescente américaine particulièrement perverse. Peut-être certains d’entre vous sont familiers avec le terme ‘hentai’. Pour les autres, je vous invite à en consulter la définition de Wikipédia ici.

A savoir : la clientèle d’un Maid-Café est exclusivement masculine. Donc, si JR a donné l’impression d’être un Gaijin perdu en recherche d’exotisme, Aurélie et moi avons fait sensation. Ah, ces japonais ! Ils sont capables de vous donner l’impression d’être parfaitement inadapté au contexte sans même vous regarder. C’est le ‘regard qui tue sans regarder’. C’est très fort.

Une des maids s’est agenouillé à côté de notre table pour nous présenter un menu rédigé avec une tonne de smileys. Aurélie est restée sage, mais la nature de JR et moi-même a repris le dessus, et nous avons commandé un Gin-Tonic. En fait c’était plutôt du sucre avec du tonic et peut-être dans une autre galaxie un peu d’alcool.

 

Sur fond de musique très mignonne mais parfaitement insupportable ; nous avons tenu en phase d’observation (coupée par des fou-rires nerveux de plus en plus nerveux) près d’une heure et demie. Je ne vous dis même pas ce que nous avons dû payer pour trois boissons, mais avec la même somme on aurait probablement pu s’offrir un brunch à la Tour d’Argent.

JR fut le premier à craquer : « Je dois sortir d’ici, MAINTENANT ! » Aurélie et moi suivîmes avec soulagement. Je crois que plus jamais nous ne retenterons l’expérience : j’ai fait pas mal de cauchemars tout roses ces derniers temps. Les cicatrices mentales ne disparaîtront jamais.

 

…Le Maid-Café n’est pas mon type de perversion.


Marine.

Par Six Lunes - Publié dans : News - Communauté : L'univers de l'asie
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Vendredi 8 août 2008

Depuis la veille au soir, l'orage déverse sur Tokyo et sa banlieue des milliers de litres d'eau que je décide d'affronter. Les photographes ont normalement peur de l'eau (pour des raisons purement techniques, ne vous inquiétez pas). Ni une ni deux, j'y vais. J'ai pourtant des doutes dès que les premières gouttes frôlent mon appareil. Il me faudra tout de même quelques minutes pour me convaincre de sortir du coin au sec dans lequel je me suis réfugié.
Résultat, cinq heures plus tard et sans parler du jean qui pèse plusieurs tonnes, une série de prises qui valent le détour.
Note à moi-même: Merci moi.
Note pour vous: désolé de ne pas pouvoir la mettre en plus grand (on voit toutes les gouttes comme si j'avais flashé l'eau sans flasher le sol...)

JR.

Par Six Lunes - Publié dans : L'image de JR - Communauté : L'univers de l'asie
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Mercredi 6 août 2008

On m’a toujours dit : « tu verras, Shinjuku c’est super beau, super impressionnant ! » etc.…, mais personne ne m’avait prévenu que dans les rues de ce quartier très populaire errent des choses chevelues et aux longues chaussures pointues. Non je ne parle pas de lutins, mais plutôt des Host (hosuto en japonais). Les host sont en fait de jeunes garçons dont le boulot est d’attirer les femmes dans le bar auquel ils sont rattachés, afin de les pousser à la consommation.

En s’égarant dans les rues, d’énormes affiches présentant leur photos recouvrent les immeubles. A côté de ces portraits, un prix plutôt dérisoire allant de 500yens à 2000yens (3euros à 12euros) – pour les plus populaires. Notons au passage qu’ils doivent supporter une concurrence féroce, car ils sont classés par popularité (ou par rendement ?)

 

                     Perso, j'ai complètement craqué sur les deux derniers ...                   

 

Ils déambulent dans le quartier hot de Shinjuku à la tombée de la nuit, vêtus de leur petit pantalon serré, de la chemisette ouverte sur le torse bronzé, et dotés d’une coiffure vertigineusement en hauteur (ce qui restera le clou du spectacle). La similitude avec le style Visual Kei nous a directement sauté aux yeux. Est-ce qu’ils se partagent le même coiffeur complètement défoncé à la cocaïne ? Ou bien est-ce que ce type d’homme correspond à l’idéal masculin des japonaises ? A mon avis, au travers de ces coupes de cheveux, il est bien question de séduction.

J’attend avec impatience le jour où Marine et moi prendrons notre courage à deux mains pour leur adresser la parole. En effet je suis très excitée à l’idée de découvrir tous leur secrets beauté, surtout en ce qui concerne le domptage de tignasse très rebelle (comme la mienne). Je compte bien noter avec soin leur recette de grand-mère sur la manière de bien étaler le pot de gel sur une mèche de cheveux, où encore la façon de s’épiler le sourcil jusqu’à le rendre pratiquement inexistant (mais toujours là !). Quand je vois cette élégance dans leur frêle déhanché, je me dis qu’ils sont beaucoup plus femmes que je ne le serai jamais.

Et pour vous les hommes, un dernier conseil esthétique partagé avec générosité par nos Host : optez toujours pour votre paire de chaussures la plus pointue. N’ayez pas peur qu’elle soit surdimensionnée. Le regard des femmes se fera plus admirateur : vous gagnerez en virilité, c’est garanti.

Malgré leurs efforts, les host ressemblent plus à ma meilleur copine qu’à un mâle dominant. Il semble que les japonaises recherchent plus une amie pour s’échanger des astuces de maquillage le temps d’une soirée qu’à se faire emballer. Dommage pour elles, les host sont assez malins pour les inciter subtilement à s’aligner quelques bouteilles de champagne.

 

 

Ces être maléfiques sont passés maîtres dans leur discipline : tirer le pire de leurs clientes. Les pauvres repartent au petit matin, ébouriffées et titubantes, tandis que les cheveux de l’homme continuent de se dresser fièrement vers les cieux.

Ses yeux aussi se lève vers le ciel, alors qu’il se dit qu’aujourd’hui est un autre pot de gel, un autre tube de fond de teint et d’autres filles à combler. Il pense déjà aux belles paires de chaussures taille 60 qu’il va pouvoir s’offrir grâce à cette nuit de travail, saute dans le premier taxi (si sa longueur de ses bottes lui permettent encore de le faire, sans crever l’œil de la personne en face…) où alors il retourne sur le trottoir… d’où il vient, en somme. Retour à la case départ.


Tiens! Un host en plein boulot... ah non c'est une prostituée. Elle porte moins de fringue elle.

Aurélie.
Par Six Lunes - Publié dans : Le Mot d'Aurélie - Communauté : L'univers de l'asie
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Mardi 5 août 2008
A Tokyo règne un respect de l’autre nécessaire, car la ville la plus dense du monde doit maîtriser autant que possible l’immense population qui l’habite. Le mot d’ordre : organisation.

 

Le Japon est une île. Ce fait assez simple implique un mode de vie à Tokyo très différent de celui que connaissent les parisiens. En effet, il est souvent dit que le Japon est un pays surpeuplé. Que les japonais vivent dans des cages à lapin. Mais à l’inverse des parisiens, qui eux, peuvent repousser les limites de leur cité, les japonais se retrouvent face à un double obstacle. La forêt est trop sacrée pour être détruite, et la mer ne constitue pas, de toute évidence, une surface habitable.

C’est cette obligation qu’ont les japonais de vivre métaphoriquement les uns sur les autres qui les oblige à se plier à un grand nombre de règles. Impossible, en effet, de piétiner l’espace vital de l’autre. En conséquence, le moindre fait est strictement régularisé. Comme par exemple le niveau sonore.

 

Respectez le silence

 

Les parisiens peuvent, dans la limite du raisonnable, produire autant de décibels qu’il leur sied, et ce jusqu’à 22h30. Une fois cette heure passée, la cordialité des voisins permet une fiesta de temps à autre. Et s’ils ne sont pas compréhensifs, la police frappe à la porte et demande de baisser le son, mais la verbalisation reste rare. Les japonais, eux, n’ont pas le droit de faire trop de bruit : « Je ne peux pas écouter de la musique très fort chez moi ; il faut toujours que le niveau soit suffisamment bas pour que les voisins ne l’entendent pas…et les murs sont très fins à Tokyo, » déplore le musicien Eisuke Kawada.

Cette obsession pour le niveau sonore se retrouve en toute circonstance : il faut se pencher pour entendre un japonais parler, de même que les restaurants, magasins et autres endroits peuplés produisent un niveau sonore bien inférieur à leur équivalent à Paris. Le silence est partout, à tel point que de le briser provoque un léger sentiment de honte.

 

« Fumeur ou non fumeur ? »


Acheter des cigarettes à Tokyo est un jeu d'enfant.

 

Il est un bruit, pourtant, qui est omniprésent dans Tokyo, près de la plupart des stations de métro. Ce bruit-là est provoqué par des brigades entières, chargées de rappeler aux citoyens qu’à proximité d’une station, il est strictement interdit de fumer. Même si ces brigades donnent volontiers des conseils ‘santé’, la raison de leur existence n’est pas un souci sanitaire. « Ca a été mis en place parce qu’il y a trop de monde. C’est dangereux quand il y a foule. Vous risquez de brûler des gens avec votre cigarette, » précise un membre de ces brigades.

Vous n’avez pas même besoin d’en faire la demande : les brigades anti-tabac vous fourniront des cendriers de poche, des mouchoirs et des éventails pour parer tant bien que mal à la chaleur. Inlassablement, par équipe de dix, ils se tiennent debout face à chaque sortie majeure et scandent des slogans par mégaphone, tandis qu’une petite radio diffuse une musique enjouée.

Avis donc aux gaijin qui espèrent trouver une liberté tabagique à Tokyo. Il n’est pas encore interdit de s’adonner au plaisir de la cigarette dans les restaurants, mais mieux vaut regarder le trottoir avant de sortir le briquet : vous pouvez bien commettre un impair culturel. Et si vous souhaitez l’éviter, on peut vous faire parcourir des kilomètres de bitume.

 

Les poubelles de la solidarité

 

Aucun effort n’est donc trop grand pour participer, ne serait-ce qu’un peu, à la vie de la communauté. D’ailleurs, à peine arrivé à Tokyo, une bonne âme vous expliquera très vite, avec force gestes et mimiques, qu’il faut trier ses poubelles. Ordures qui de fait remplissent les poches des touristes, car malgré une propreté quasi-aseptisée, il est extrêmement complexe de trouver une poubelle à Tokyo.

Si le tri sélectif se pratique en France, il reste de nombreux endroits où les ordures sont entassée dans la plus parfaite anarchie. Et puis finalement, ce fameux tri sélectif est presque une question de bonne volonté. Y participe qui veut.

A Tokyo, si vous ne faites pas l’effort de trier vos ordures (ce qui se brûle, les plastiques, les bouteilles, le métal…), une personne devra le faire après vous. Le tri sera fait : au touriste de décider s’il le fait par lui-même ou si quelqu’un doit repasser après lui.

Il est fascinant d’observer une ville où chaque règle trouve son explication dans sa densité de population. Chaque principe, qu’il soit strict ou plus aléatoire, trouve une explication logique et c’est tout naturellement qu’il est respecté – ne serait-ce que par réflexe d’imitation.

 

Marine Caillault

Par Six Lunes
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Lundi 4 août 2008

First impressions on the bus between Nagoya and Tokyo (a mere 6 hours), as JR and Aurélie are sleeping blissfully.



Goddammit, I feel oversized. I’m pretty tall as far as French people go; I’m something like 20 cm taller than my own mom – but I’m no giant. Here, I feel like I’m too much. Too tall, to fat, too boisterous too. How do these people manage that state of physical calmness? No idea. I don’t think it’s anything like meditation, but more of a convenient attitude. I mean, since we left France, our little team has been through hysterical laughter, awe and exasperation.

The one thing I won’t get used too, I believe, is the looks. They are too knowing. “Oh, another tourist, let’s avoid that Gaijin.” No white person can ever be welcomed int such a country. . It’s not racism, I think, just mild bother to see yet another set of youngsters seeking exotic wonders in Japan.

And wonders we will find. Aurélie wakes up long enough to mutter: “No wonder forests are sacred here…” I look out the window and indeed, I’ve been wearing my eyes ever since on those trees, this ‘nature’ they talk so much about. The Japanese forest is probably the most beautiful I’ve ever seen. It’s vibrant.

And hey, I’ve seen Canadian maple forests in the fall, I’ve seen Brittanny’s most mystic Celtic woods, I’ve seen Brazil’s rainforest. I’ve seen Lebanon cedar (in Syria, but still). And all those forests seem faded compared to Japanese forests. I mean, where else can you find a mixture of pine trees and bamboos?

As an afterthought, it kind of reminds me of Les Cévennes, in France. Don't you think?

That's what it looks like.

A few hours after my metaphysical considerations, we get in Tokyo, have lodging issues, which I won't detail but there is this one guy who will have his ass sued into next century: American guy called Andrew Mallory. If you ever hear of him; if you ever have this guy rent his place to you...Well, don't. In order to make sure he can't scam anyone else ever again, every fucking Internet search will show just how much of a cheater he is.

Anyhow, the great point of it is that it allowed us to experience the famous Capsule hotels. After hours of wandering which I'll leave for Aurélie to tell.

The capsule hotels...  Sometimes you're just lucky to be a girl. Because there are capsule hotels for men and others for women. Luckily, those for women aren't like that:

That's what JR had to live through.

Our own hotel was more like tiny tiny little rooms, but very comfortable nonetheless. It's nothing as dramatic as the men's version, but it's still better if you're not claustrophobic.

For Aurélie and I, it was more that style, thought not as classy. But we had way more room.

For me, the highlight of the capsule hotel was definitely the public bath. Why?

Because we the French don't have a habit of walking around completely naked. Sure, it's not as hot in France than it is in Japan. But I really thought I would be uncomfortable walking around naked and then washing my body - at the same time as five or six other women - sitting on a stool in front of a mirror.

Strangely, it's really not that uncomfortable. I was pretty much okay with it, but at that point, I was so desperate to get the sweat off me that I think I would have done that in the men's washing room with no problems at all either. And I have to say, washing the Japanese way felt like heaven. It felt like being really clean.

And then you walk out of the washroom, and WOOSH! you're all sweaty and sticky again.

...And just to get back on what I was saying in my last post: Japanese people do sweat, contrary to popular belief.

Marine
Par Six Lunes - Publié dans : ENGLISH POSTS
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Dimanche 3 août 2008

We have arrived in Tokyo, three members of the team: Marine, Aurelie, and JR. Only, we found some problems on the way which I will explain thoroughly as soon as possible.

Thats where we are. Shinjuku.

I just wanted to say that we are still alive and somewhat well. Im not sure i can say I like Tokyo, but I can safely claim I hate those qwerty keyboards.

This message was typed in a time span of 30 minutes.
Par Six Lunes - Publié dans : News
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Samedi 26 juillet 2008
I've been searching for the longest time for this video. I have forgotten to write it down the moment I saw it, and that was a huge mistake. And today, my friends, maybe because it's shabbat and I'm not jewish, I found it again.

I try never to post twice about the same artists. Even though I've not been efficient or correct in my analysis. I try to look for new people, new musics, new events to talk about.

Yet, today, I will show you someone I've already mentioned in this blog. Shame on me. But once you see this video, if you're half as entranced as I was, then you will forgive me.



Kiyoharu (清春) performs Fukai Umi (深い海) in 2006. There may be some sound problems, but hey, this video reminds me of so many live concerts, when it's time for the soft song, and the entire venue is plunged in the dark, and it's hot and moist, and some people take out their lighters and follow the rhythm of the song.

The killing detail: the sweat on his neck. It's often said that artists do not sweat on a stage. Well, apart from dirty rockers.

I beg to differ.

First of all, I want you to think of how hot hot hot you are when you go see a concert. All right, you admit you are. Yes, I know, it's crowded and your back hurts, and there's this tall guy right in front of you and you can't see anything. Yeah, I know, the tall ones are always in the front. I'm pretty tall myself and I really don't care whether to people behind me are tall or short. That's darwinism for you.

But when you're on the stage, you have the lights right on top of you. That's like a freaking heater, and it also turns you completely blind. I mean, just look at the monstrous aspect of it!


 Imagine, you can get dozens of them right into your face. And since we're talking about it, do you know that musicians can decide what type of lights they want? I mean, it can go down to the colors they want! I've never experinced having this kind of choice myself, but I can totally imagine:
Oh, I look nicer with blue lights, but try to avoid the red ones, they make me look like a german farmer's wife.
Not that I have anything against germans. Or farmers, for that matter. (but it's true I look nicer with blue lights.)

Another thing that makes you hot onstage: the clothes. Every artist has their stage outfit: it's part of what turns you into that other character, the one singing and playing and groovin'. Some people wear their stage outfit in their everyday life. I don't. Even though I personally wear skinnies and t-shirt onstage (how inventive, I know). I have no idea what the others' habits are, but I know I shop for normal clothes, or for stage clothes.

French electro band I Am Un Chien wearing their stage outfit... Out of their minds.

Some things may sound stupid, but as a singer, when you are making this big effort around the stomach (contraction of the abdominal muscles), you can't wear anything that's too tight there. So I've found low waists outfits are great. And you have to be focused on your neck area, as well, so wearing a scarf, a tie or anything that's too tight around the neck isn't good.

I know that my guitarists can't wear belts: they bump on the back of the guitar and scratch the instrument. And it's just plain uncomfortable as well.

As for drummers, I seem to remember a drummer friend who said the most comfortable outfit for playing was to be entirely naked.

Almost naked... Yoshiki.

And when you move around a lot, tiny skirts or high heels aren't a good idea.

But what can I say about those rock'n roll artists who wear their leather jacket onstage? Are they insane? How can you not die when you are suffering such heat AND wearing leather? They must be so sweaty under those clothes...

So...I would die if I had to wear Gackt's outfit on a stage:

Boots, belt, high collar, leather... Is he insane?

Or Thom Yorke's (Radiohead).



Hey, by the way, have you noticed their positions are about the same?

Anyway. I suggest we don't ven get in the Visual Kei stage outfits, because those Malice Mizer or more recently Versailles kind of outfits probably are illegal. I mean, wake up people! Their health is in danger!!!
Par Six Lunes - Publié dans : ENGLISH POSTS - Communauté : La Mode
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Vendredi 25 juillet 2008
I'm just too lazy to write a lot about this, but there are a few things I have to say:

1. I am indeed making fun of Miyavi. When you're French, someone who doesn't know about Belgium is pretty dumb. Even though it must seem like a small country lost somewhere in Europe in the eye of a Japanese musician.

2. All images were filmed by me. I was low on caffeine, which is why it is trembling all the time. Damn, I knew I should have taken that seventh cup of coffee.

3. This has FRENCH SUBTITLES! And damn, they were pretty annoying to make.

Par Six Lunes - Publié dans : ENGLISH POSTS - Communauté : L'univers de l'asie
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Mercredi 23 juillet 2008
Cette vidéo a été faite du début à la fin par mes petites mimines.

I entirely made this video, all by myself.

Par Six Lunes - Publié dans : News - Communauté : L'univers de l'asie
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Lundi 14 juillet 2008
I was going to write about an artist. I was going to talk brilliantly about some great charismatic personality of the Visual kei movement. I was also going to apologize (again) for not writing as much as I had said I would.

BUT

I won't do any of those things.  So there. Sue me.

No, no, no, I will simply be witty and smart and really not serious because today I'm in a good mood and there's nothing you can do about it. I'm just happy to live, and I don't care about everything that's going wrong.

And when I'm happy, I make fun of people. It gives me one of those destructive moods where everyone and everything dies in my wake.

Like that, SHBAM!

I also feel pretty incoherent (hence the title of this article), and I haven't even drunk so much coffee today.

But I have thought quite a bit. About what, you wonder, right? And you are right to ask yourself some questions. Well, my topic-of-the-day was that it seems that Visual Kei is pretty underground in Japan.

Well I knew that already. I mean, Visual Kei needs to compete with Japanese Pop (which I personally consider to be a bug in the matrix), and international artists. Even I have to admit that if I were to choose between Visual Kei and Radiohead, I would drop all the Visual Kei artists into a well, and throw thrash on them without a second thought. I mean, you can't live without Radiohead.

...Even though Thom Yorke is much less prettier than, say, Merry's bassist.

Still, since I'm mentioning Radiohead: have you ever noticed how much Dir En Grey's Kyo resembles Radiohead's Thom Yorke? They're both skinny dwarves with a retarded haircut. And they have the same type of charisma. You're both fascinated with them and scared of them. No one wants to be them, yet everyone is admiring. That's a nice kind of fame; I envy it.

Back on tracks.

I was mentioning Japanese Pop. Even Japanese people don't try to kill me when I say: "Would you agree that Japanese Pop is the worst shit in the entire world and that it deserves to die?" Most of them actually agree.
(this test was made on a sample of ten people of all age)

As for the influence of international artists (and when I say International, everyone understands American), it doesn't need explaining. When you talk to people from Japan, you realize they have the same musical references as you do - and those references all come from either America or England. It's like those countries are the super-music producers.

So what? France and Japan can't play any music on their own?

An interesting fact is that in France, in order to preserve the culture (i.e. language, education, etc.), radio stations have quotas of music they can air.

The law says: "40 % d’oeuvres musicales créées ou interprétées par des auteurs et artistes français ou francophones et, sur ce quota, 20 % de nouveaux talents ou de nouvelles productions"

What that means is that in a radio station, you have to air at least 40% of your music either in French or written/sung by french artists; 20% of the music must be from new talents or new productions.

...The result of that is that people don't listen to the radio so much.

Go figure.

So Visual Kei is nothing in Japan. A small part of a small part of a small business. Proof is that An Café's singer recently said in a interview that he was surprised that people recognized them in the streets in France. Well I hate to be mean, but if you look at the guy, he's not really inconspicuous!

Still, why would some bands become Visual Kei just to attract an audience if Visual kei is nothing? And who would want that kind of audience if it's really just screaming 15-year-old-girls?

I considered for a long time. I thought I must be missing a piece of the puzzle, so I started at the beginning to be sure I understood it well.

Is there really only 15-year-old girls in a Visual Kei concert? I'm not so sure.

Of course, I did my share of those concerts, and even though there were mostly kids watching the show, I was there and I'm slightly older than that. So there was at least someone older. Plus my photographer if you consider he's human.

They're young, even though they're more motivated than any audience in the entire world.

So the audience is not only like that. But the problem of attracting such an audience, from the point of view of the professional aspect of the business is huge:
- Journalists don't take you seriously. They may listen to the music, but what they see first is the audience and their reaction during the concert. Hence, the lack of respect from the musical press towards Visual Kei.
- Other musicians don't take you seriously. Honestly, have you ever seen a Visual Kei artist featuring someone who's not from that world in their music? I mean, as a musician, I don't want to be linked to that. So Visual Kei is completely enclosed, by itself - by choice - but also because it can't open to anything else.

There's only one guy who could get linked to Visual Kei and survive, I think. His name is Mathieu Chédid, more often called -M-, and he's French.

He knows no shame and has a great sense of humor. Also an amazing guitarist.

...I don't know where I'm going with those thoughts. I'm thinking I should let it rest until tomorrow.
Par Six Lunes - Publié dans : ENGLISH POSTS - Communauté : L'univers de l'asie
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