De l'eau a coulé sous les ponts: mon disque dur s'est rempli (il va finir par fondre, le pauvre). Voici donc un bref aperçu de ce que j'ai écouté cette semaine.
Merry - Peep Show
Incroyable Merry, ai-je envie de dire. Je n'avais pas écouté toute leur discographie, et cet album lanquait à ma collection. Il faut dire pourtant, que je n'ai pas été déçue. Un rock solide,
parfois déstructuré, toujours impeccablement exécuté, une voix légèrement cassée qui couine dans les aigus en début de phrase, un son qui n'hésite pas à toucher au jazz... La grande, grande classe.
Un must have.
Il est d'ailleurs relativement incroyable de constater que tous les titres sont bons. Pas une seule des pistes ne m'a paru plus faible que les autres.
Et le visionnage de lives est franchement recommandé: ils sont bons sur scène. Vive Merry. Je les aime.

Acid Black Cherry - Recreation
J'aime ce type. Il me plaît. Il cherche à s'inventer une seconde carrière, et tente honnêtement de ne pas profiter de sa popularité, ce que je trouve à la fois honnête et courageux. Par contre, ce
délire d'album de reprises ne lui va pas du tout.
Il faut dire que la reprise est un sport assez peu pratiqué dans le Visual, et qu'il a déjà montré son penchant pour le genre en incluant des reprises en Face B de la plupart de ses Singles.
Mais cet album-là est chiant. Il oublie le rock pour faire dans le mélodrame pop, style qui ne va pas du tout à sa voix de fouine (ceci n'est pas une insulte, mais une constatation. J'aime beaucoup
sa voix). Si encore il avait choisi de jouer sur l'absurde, ça aurait peut-être fonctionné, mais les ballades au piano encadré par des sections de cordes... J'imagine que ça plaît à des gens: ce
n'est pas ma tasse de thé.
Mais bon, histoire d'être positif: j'aime bien la pochette.

Dué le Quartz - Rodéo (single)
Dué le Quartz - Best Album
Je n'ai jamais caché mon amour profond pour Miyavi. Il fallait donc que je découvre le groupe qui l'a révélé, alors qu'il n'avait pas même 18 ans. Avec ma flemme coutumière, je me suis dirigée vers
un Best Of du groupe, histoire de voir si je pouvais écouter sans serrer les dents avant de me tourner vers d'autres exactions musicale.
Et en fait, c'est pas trop mal. Je n'adhère pas à la voix du chanteur, que je trouve faible et de surcroît sous-mixée.
Mais il reste, à ma grande surprise, que Dué le Quartz fait preuve de quasi-psychédélisme sur certaines pistes. Je comprends qu'ils aient été populaires: même si la musique n'est pas parfaitement
mature, qu'on sent le manque d'expérience des membres du groupe, il n'en reste pas moins qu'on sent un grand potentiel.
Hakuei - Samurai
Hakuei, c'est le chanteur de Pennicillin, et de Machine (avec son pote Kiyoshi). Dès les premières notes de son album solo, je hurle: "Mais c'est du Kiyoharu gentil, ça!" Pareil que Kiyoharu, en
effet. Guitare acoustique soulignée d'une guitare légèrement saturée, mélodies dans le même type; tout pareil. Mais en plus gentillet. En France, on appellerait ça un "album de pop rock qui ne
casse pas trois pattes à un canard mais que c'est sympa de l'écouter de temps en temps". Oui, je suis méchante. Non, je n'ai pas aimé cet album. C'était trop simple à mon goût.
Pourtant, deux-trois titres un peu plus déjantés font leur apparition, mais le tout n'est pas cohérent. Ce n'est pas un album, pour moi, mais plutôt une collection de chansons qui ne forment pas un
ensemble, que ce soit un concept ou un son commun. Dommage.

SID - Hoshi no Miyako
Ah, SID. On les adore sur certains titres, mais ils ont le don de décevoir leur public. C'est clairement un groupe capable du pire comme du meilleur. Et sur Hoshi no Miyako, c'est un splendide
exemple du pire qu'ils donnent.
Quelques résurgences de leurs meilleures chansons font leur apparition (une apparition timide) dans l'album, mais la grosse majorité des titres ne vaut pas le déplacement. C'est du piano-bar mal
fait. SID joue tout sur des arrangements chiadés qui ont dû coûter très cher à faire. Cuivres, piano, cordes et claviers divers et variés, saturation de secondes voix. Quand on sait que sur scène
le groupe ne compte qu'une voix, une basse, une guitare et une batterie, on comprend mal la cohérence de Hoshi no Miyako.
Que cet album est mou, du début à la fin! On dirait l'album d'un groupe qui a essayé d'en faire plus et qui finalement en a trop fait.
Modern Suite - Shotaijo - invitation
C'est un premier Single d'un petit groupe. Juger un artiste sur à peine trois titres, c'est difficile. Et pourtant, dans ce contexte, juste pour ce groupe, trois titres donnent tout de suite un
aperçu positif d'un groupe en devenir. En effet, Modern Suite s'amuse. Un premier titre très Oshare Kei, sautillant et légèrement niaiseux (mais drôle et plein de peps), qui fait énormément de bien
juste après la grosse déception mollasse de SID. Le seconde piste est, elle, plein du san Jazzy que SID avait su si bien utiliser. Et la dernière est la meilleure surprise de tout l'album: début au
piano, très piano bar (le vrai, le bien fait, celui-ci), et suite de la chanson très Merry (je vous ai dit que j'aimais Merry?). En bref, Modern Suite est un groupe qui a besoin de trouver sa
propre signature, sa personnalité - mais qui a de bonnes chances d'y arriver.
Je m'arrête ici pour cette fois, mais j'ai zappé cinq albums de la semaine (j'y reviens plus tard - dans l'après midi ou demain).
Allez, Funk, pour changer.