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Dimanche 25 mai 2008
On va faire dans le participatif socialiste, okay?
Vous avez été nombreux à passer par ici ces derniers temps. Connoisseurs ou novices, je serais curieuse de savoir ce que vous pensez du Visual.

Donc, je propose un petit questionnaire. S'il est concluant, on pourrait même le mettre sur le livre.

Alors, voici le questionnaire:

Nom/pseudo: ................
Age: .................
Groupe ou artiste de Visual préféré: ......................
Pourquoi? ..................

Voilà, c'est tout con, ça mange pas de pain, et les réponses peuvent être marrantes.
Par Six Lunes - Publié dans : News - Communauté : L'univers de l'asie
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Samedi 24 mai 2008
Avant toute chose, une photo de ce groupe parmi les plus populaires du Visual Kei:

The GazettE, c'est un groupe archi-customisé, qui donne dans un genre musical assez proche du rock-bourrin. Je ne le qualifierais pas de hard-rock, c'est pas encore tout à fait ça. Mais dans l'idée, on a de la musique à bière.

Mon premier rapport avec The Gazette date d'il y a fort longtemps. A peu près au début de mon intérêt pour le Visual, à vrai dire. Ne connaissant rien et ne trouvant pas de référencement crédible, j'ai commencé par les plus populaires pour peu à peu aller vers les artistes moins connus mais souvent plus intéressants.

The GazettE, je n'arrivais pas à les prendre au sérieux. Vous savez pourquoi?

Parce que le bassiste (Reita pour les intimes) porte ce bandeau sur le nez, qui je trouve, lui ôte toute crédibilité.

...Avouez que ça ne fait pas sérieux, quand même. Et oui, vous me direz que The GazettE ce n'est pas que Reita, que c'est la musique qui compte, mais ces derniers temps je me plais à vous conter mes réactions stupides. Donc, The GazettE, au début, pour moi c'est juste une bandeau sur un nez.

Au fond, peut-être est-il charmant, ce nez. Mais c'est comme la voix de Mana, de Malice Mizer: on sait pas si c'est une réalité ou le fruit de l'imagination collective.

Peut-être peut-on voir dans l'absence nasale de Reita une revendication littéraire. Il rend grâce aux grands auteurs français (peut-être). "C'est un roc!... c'est un pic!... c'est un cap! Que dis-je, c'est un cap?... C'est une péninsule!" (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac).


Quoique, à la réflexion... essayez d'imaginer le nez de Cyrano sous le bandeau de Reita... Non, on est bien d'accord, ça ne fonctionne pas. Je vais tenter une autre explication.

Peut-être, et attention je tiens à être très claire à ce sujet, ce n'est qu'un hypothèse, peut-être que Reita n'a tout simplement pas de nez! Wikipédia a peut-être une piste...

"Le nez (du latin nasus) est la saillie médiane du visage située au-dessus de la lèvre supérieure et qui, en le surplombant, recouvre l'orifice des fosses nasales, qui constituent le segment supérieur des voies respiratoires et renferment l'organe de l'olfaction. Il concourt, en livrant passage à l'air, à l'accomplissement de la respiration et de la phonation. Le nez est composé des ailes, de la cloison, de poils, de la racine et des narines."

Donc si je comprends bien Wikipédia, pas de nez = pas de respiration.

Donc Reita ne respire pas.

Donc il n'est pas humain.

...

...

...

Ma pratique du syllogisme va un peu loin: je pense très sérieusement que cette seconde piste n'est pas la bonne.

Vous voyez? Il a l'air humain (à peu près).

En vérité, je vous le déclare, le nez du jeune homme est bien réel et existant. Il est même tout à fait normal. De threads entiers sur des forums divers lui sont consacrés, à ce nez, qui atteint la popularité de son illustre prédecesseur Gascon (je parle de Cyrano).


Vous voyez? Il existe, ce nez! Il était juste caché!

Mais tout ceci pousse à la réflexion. Technique commerciale ou pas, le bandeau de Reita est un instance du Visual Kei. Tous ces groupes se ressemblent assez souvent, mais the GazettE est visuellement reconnaissable aux yeux du néophyte, rien qu'à l'aide du bandeau de Reita.

Pourtant, imaginez la galère que ça doit être dans la vie de tous les jours, ce bandeau. Le sacrifice du musicien pour la grande cause. Une gène physique démesurée.

...

...Au début cet article avait pour vocation d'expliquer le phénomène de The GazettE. Et merde.
Par Six Lunes - Publié dans : Portrait Artiste - Communauté : L'univers de l'asie
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Vendredi 23 mai 2008
Bon, d'accord, ça ne fait pas une semaine, mais je suis hyperactive ces derniers temps. J'en ai trois nouveaux à vous présenter.




Jinkaku Radio - Shouko

Un album surprenant. D'abord, le son est très travaillé, ce qui est toujours agréable à écouter. Ensuite, les compositions sont aussi très travaillé. La voix de Yuuki est à la fois douce et énergique (quand il gueule, il gueule) et ça c'est un plaisir. Maîtrise de l'exécution, propreté du travail, un résultat qui interpelle. Et on reste concentré quand on l'écoute: le groupe ne cesse de changer d'ambiances, d'apporter variations et détails qui donnent de l'ampleur aux titres.


Nightmare - Killer Show

Environ le 10ème album de ce très populaire de groupe de Visual Kei, Killer Show a le mérite d'avoir une pochette de tueurs. J'avoue. Ceci est du rock à tendance métal, parfois jazzy, au niveau de la musique (moins violent sur le plan de la voix), dont l'exécution est irréprochable - ou presque. Tout est trop lisse pour moi chez Nightmare. Cet album est tout à fait cohérent, le chant est bon, les musiciens sont parfaitement calés - mais ça manque d'une touche barge, d'une inspiration déjantée. Histoire d'être méchante (même si ce n'est pas mon intention), j'ai presque envie de dire que c'est un album de fonctionnaire. "On a signé pour un album par an, alors on le fait, même si on n'est pas inspirés."



Tokusatsu - hajimete no tokusatsu BEST vol.1

Attention, là je me méfie. Et peut-être que j'aurais pas dû. Ce groupe est un truc de fous. D'abord, il faut imaginer du métal avec un chanteur qui gueule comme un putois. Et puis, rajoutez dessus un piano, très joli et assez doux. Le mélange démonte les chiottes : aucun description ne peut vous donner une idée juste de ce que ça donne à l'écoute, preuve que le journalisme musical a ses limites parfois. Un seul point négatif cependant: à force, c'est un peu trop répétitif.
Par Six Lunes - Publié dans : Une Semaine de Musique - Communauté : Vive le rock
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Vendredi 23 mai 2008
Aki (SID), Tetsu (Merry), Heath et Taiji (X Japan), Ni~Ya (Nightmare), U-Ta (Buck Tick), et J (Luna Sea), qu'ont ils en commun? Ce sont tous des bassistes. Et je pourrais vous citer leurs noms dans mon sommeil.



Chez nous, dans le pays du camembert, un bassiste, c'est quoi, au juste? C'est un mec qu'on sait jamais vraiment comment il s'appelle, qui tient une grosse guitare avec pas beaucoup de cordes, et qui joue des trucs que personne n'entend. Je le dis et je le prouve.

J'appelle d'abord Jem, guitariste de son état. Le genre qui dort avec 'Le Dico du Rock' sous son oreiller. "Un bassiste français? Euh, là, comme ça, je ne vois pas. Je cherche, mais je vois pas."

Bien.

J'appelle ensuite Mélissa, bassiste de son état. "Eum... C'est dur comme question!" Du tac au tac, je lui réponds "Mais pas forcément que tu admires, hein! Donne moi juste un nom!" Elle me réplique: "C'est triste, mais je vois pas." Je lui dis que c'est pas grave, elle me répond "Mais si" et cogite quelques minutes de plus. Sans résultat.

Coup de tel suivant, un batteur: François. Et là, premier choc. Du tac au tac, il me répond : "Eaganoti. C'est un batteur de Variété qui fait aussi du Jazz." Bon, pourquoi pas. J'ai jamais entendu ce nom, mais de toute façon, c'est pas un bassiste de rock. Et des bassistes de rock, François n'en connaît pas.

Pendant ce temps, Jem a eu le temps de réfléchir, il m'envoie un texto: "le seul auquel je pense (et c'est pas bien glorieux), c'est Calogero." J'essaie de faire bastraction de ce texto, mais à peine quelques secondes après, c'est Mélissa qui semble t-il a eu le temps de réfléchir, m'envoie: "Hey! Calogero, c'est un bassiste de merde certes mais connu!"

Or, je décide d'ignorer ces messages et appelle Charles, un autre guitariste, qui réfléchit vite. "Un bassiste français? Qui fait du rock? Hmmm... Calogero."

Et merde. Alors, c'est Calogero, le symptomatique bassiste français? Ce mec-là? On parle de rock ou plus du tout?

La France devient une terre de perdition.

Tout défonçage mis à part, cela pousse à une intéressante réflexion. Pourquoi est-ce que les bassiste japonais sont-ils plus connus (en tout cas dans le Visual)?

Tout d'abord, il suffit d'écouter quelques titres pour remarquer que le bassiste, au niveau du son, est vachement mis en avant.

Regardez cette vidéo de SID. Et essayez de ne faire attention qu'à la basse sur ce morceau. Je le trouve typique du son du bassiste japonais.



Cette chanson s'appelle Mitsuyubi. Pour ceux qui ne savent pas, le bassiste est celui qui se tient à votre gauche pendant tout le clip. Et, au delà de tout jugement artistique, on remarque que la basse est super-présente. Au Japon, elle est comme une seconde voix qui a autant de présence mélodique que le lead vocal. En simple: il joue PLEIN de notes!

A tel point, d'ailleurs, que parfois c'est trop et qu'on ne peut même plus entendre le reste. Le bassiste est pire qu'un guitariste, au Japon, et il prend tout autant de place que ces derniers.

Voilà. C'est tout ce que j'avais à dire sur la basse au Japon.

Prochain article sur les musiciens: Les distortions Toy's-R-Us des guitaristes.
Par Six Lunes - Publié dans : Musiciens - Communauté : Vive le rock
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Jeudi 22 mai 2008

Depuis un bon moment, quand j’entends le nom l’Arc~En~Ciel (ah c’est chiant à taper ces « ~ »), je baisse le regard et je sifflote. Encore un de ces groupes, incontournables si on veut comprendre le Visual, que j’ai allègrement zappé.


Pourquoi ? Honnêtement, je n’en suis pas certaine. Peut-être que leur look ne m’inspire pas (oui, c’est comme ça que la sélection se fait et je vous emmerde). Peut-être qu’ils sont trop populaires et que je recommence mon snobisme de musicienne.

Et puis en plus, sont-ils vraiment un groupe de Visual ? Il semblerait que tout le monde se déchire plus ou moins à ce propos. J'ai pas envie de provoquer une fatwah contre moi-même.

Mais bon, ceci dit, ça en devient ridicule, me suis-je dit il y a peu longtemps. Ils t’ont rien fait les pauvres. Et tu les a même pas vus en concert quand ils ont joué dans ton fief. Franchement, Marine, il faudrait peut-être que tu sois sérieuse dans ton travail.

Donc, après m’être engueulée (parce que oui, ces derniers temps ma vie est tellement vide que je ne parle plus qu’à moi-même), je suis rentrée dans le droit chemin. Et j’ai écouté un live de 2007, en espérant n’être pas trop loin de ce que je n’ai pas vu au Zénith de Paris.

L'Arc~en~Ciel - Are You Ready?

Attention, mesdames et messieurs, première réaction.

… la pochette est rose. Très rose, même. Il va falloir en faire abstraction (j’ai une réaction cutanée au rose, un problème lié à un traumatisme de l’enfance. C'est la faute à Barbie, le jour où je lui ai coupé les cheveux pour la première fois, elle s'est vengée, et...je préfère ne pas en parler). Mais on s'égare, on s'égare. Attention, mesdames et messieurs, vraie première réaction (la première c’était pour de la fausse).

… c’est mouillé.

Alors, oui, j'en suis consciente, dire qu'un live est "mouillé" ne constitue pas forcément une critique constructive, mais je suis en forme et c'est réllement le premier mot qui m'est venu à l'esprit. Ce que ça veut dire, c'est que le son est très large, très vaste: on sent que c'est pas un live dans le café du coin. "C'est mouillé", chez moi, veut dire qu'on entend un bourdonnement constant, le public qui gueule, et qui fait un peu comme un bruit de pluie.

Le premier titre, Seventh Heaven, est bien foutu, mais ne rentre pas dans la tête. Je suis certaine que je l'aurai oublié dès que la chanson sera terminée. Je trouve le son assez plat, sans trop de personnalité, avec pourtant un petit plus pour la voix de Hyde, qu ne va pas du tout avec son physique. Je m'attendais vraiment à une voix plus aiguë. Mais la sienne est grave et assez douce.

Le second titre (Killing me) ressemble au premier en ce sens qu'il démarre dans la confusion. C'est marrant, il me faut quelques secondes en début de chanson pour calculer ce qu'il se passe. Les tous premiers sons sont bordéliques. Mais bon, le live fait 13 titres, alors ils sont peut-être encore en train de se chauffer; ils commencent laborieusement. Un peu plus rock en tout cas, et un public à fond qui chante à tue-tête des trucs que je ne comprends pas. En fait, c'est le clavier (en mode 'orgue') qui ramollit la musique, parce que le batteur, le bassiste et le guitariste sont pas mal à fond: le tempo est rapide et une fois dans la chanson, ils sont parfaitement carrés.

Excellent démarrage sur le troisième titre (Fourth Avenue Café) qui inclut des cuivres et beaucoup plus de personnalité. Peut-être parce que tout le monde ne joue pas en même temps, qu'ils se laissent un peu plus d'espace sonore.

Passons à Daybreak's Hell, un titre qui donne à Hyde la possibilité de s'amuser beaucoup plus avec sa voix. Ca, c'est déjà un peu plus du rock, un peu moins lisse, et surtout mieux foutu musicalement. Mais par contre, on n'entend moins Hyde, ce qui est dommage puisque, comme je le suggérais, il se permet des montées dans les aigus, qui lui vont vachement bien. J'espère qu'il n'est pas en train de s'essouffler, parce qu'il lui reste quand même 9 titres à gérer.

Sunadokei a une très jolie entrée de basse, mais une ligne de guitare que je trouve assez horripilante. En gros, l'intérêt de ce titre réside purement dans le toucher très agréable, très mélodique et assez sensuel du bassiste. Dommage que Hyde coince à la voix sur la fin (il a la gorge prise ou un truc du genre, mais à partir de 3:37, on sent que ça reste coincé, même s'il retrouve le feeling après. Mais bon c'est un live, donc pas parfait, et c'est ce qui fait son charme.

Après, c'est le moment où tout le monde a bien transpiré, donc le mec qui a fait la setlist a mis une ballade, histoire que le public se repose: Yuki no Ashiato. Comme je suis allergique aux ballades (tout comme au rose), je vais m'abstenir d'en parler, de peur d'être injustement méchante. Tout ce que je peux vous dire, c'est que pour moi c'est une succession de waah waah waah tragiques - et que j'en ai profité pour faire ma pause clope.

On revient dans un son un peu plus énergique pour Caress of Venus, qui démarre avec un bon break de batterie (pourtant simple). Et là, je voudrais à ce stade de ma découverte du groupe, insérer un petit commentaire. Il chante bien, Hyde, mais il chante pas vite. C'est pas un stressé, lui. Les autres ont beau ramer derrière pour aller super-vite (et les tempi sont très rapides sur pas mal des chansons), si lui il a des lignes de chant à deux à l'heure, ça ne sert à rien: le résultat n'est pas extrêmement énergisant. Je trouve ça dommage, mais je comprends que ça plaise.

My Heart Draws a Dream commence de façon très Ambient / New Wave avec une touche de blues (pour le choix de la saturation). Rien que pour le changement radical d'atmosphère, elle fait un bien immense. Et puis c'est agréable d'entendre le guitariste montrer un peu ce qu'il sait faire. La chanson en elle-même est dans la continuité de l'introduction. J'aime bien l'idée du son plus travaillé, mais comme sur toutes les autres, je déplore un peu la présence des claviers kitsch. je trouve que c'est en trop, du remplissage pas forcément nécessaire (ou du camouflage).

Gros plaisir sur le titre The Black Rose, qui démarre de façon quasi-psychédélique et continue sur (enfin!) du rock. Je préfère nettement quand ils font des trucs plus chiadés comme ça. Là, on est un peu dans l'esprit Acid Black Cherry (en plus kitsch mais je crois avoir déterminé le fait que l'Arc~En~Ciel est un groupe Kitsch). Mention spéciale pour la fin en gros bruit de la chanson. Et le batteur, lui, il ne doit pas jouer tout à fait la même chanson, parce qu'il s'arrête après les autres.

Vient le tour de Driver's High, que j'ai déjà entendue quelque part, donc elle a peut-être été en ouverture ou fermeture d'un animé/film/drama. Je trouve qu'on retombe avec ce titre dans les clichés du son lisse, du petit riff de guitare, de la basse qui fait trois notes, et toujours ce putain de clavier qui vient faire des sons qui ne servent à rien!

Revelation commence, elle aussi, sur un bon délire plus rock (tu mets une disto bien plus agressive, et t'as du marilyn manson). Mais en fait, ce serait plutôt un blues un peu étrange. J'aime bien, même si là aussi, même reproche que pour les premiers titres, c'est très facilement le bordel. J'imagine qu'il est plus aisé de comprendre les titres quand on les connaît déjà, mais pour une première écoute c'est moins évident. Ceci dit, celle là elle est pas mal du tout de chanson. Elle me plaît bien. Solo de guitare complètement aviné, tout bien comme il faut. Et surtout, surtout, ce qui manquait au reste: la pêche!

Et, décidément, on est entrés dans la partie plus 'rock'n roll' du concert, puisque Pretty Girl est bien sympathique aussi dans le registre plus excité. La suite de ces deux titres me réveille, moi qui dormais comme un loir depuis le début de l'écoute.

Et enfin, le dernier titre : Ready, Steady, Go! D'abord, une mention spécial à Hyde qui gueule comme un putois "ARE YOU FUCKING READY!" (en même temps, mec, c'est la fin du concert; ils ont eu le temps de se préparer). Le public est fucking ready et là encore, jolie surprise rock, qui va presque rappeler les Beach Boys. Enfin, si les Beach Boys faisaient du Visual.

Voilà. J'ai trop tapé, j'ai plus de doigts, mais vous avez ce que je pense de tout ça dans les moindres détails maintenant.
Par Six Lunes - Publié dans : Album Review - Communauté : L'univers de l'asie
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Jeudi 22 mai 2008
Je participe à des groupes d'écriture, que j'aime à qualifier de 'secte du stylo' parce que ça m'amuse. Aujourd'hui il fallait écrire un texte imaginatif, qui commençait par la phrase "Cette nuit n'avait pas mérité de voir le jour", et qui incluait les termes suivants (les verbes pouvaient être conjugués): abeille / fromager / corniche / grenade / oreille / s'illuminer / lobotomiser / Jay-Z / fille à papa. Entre 1500 et 2000 signes.

Résultat: gros délire.

Cette nuit n'avait pas mérité de voir le jour. Et en effet, comme une punition divine, elle ne l'avait pas vu: l'aube avait disparu. Envolée, comme une abeille.
Ca avait fait à peu près le même son, d'ailleurs, en passant de la nuit au jour, un espèce de zzt, un bourdonnement légèrement inquiétant, un mauvais signe. Tout à coup, donc, (zzt) l'univers s'était illuminé, et le visage de Jay-Z domina soudain ce monde aux couleurs vivement orangées. Il était entouré de filles toutes nues au bord d'une piscine, aux poitrines démesurées, au déhanché tout autant disproportionné. Muscles huilés, villa au beau milieu de la Cité des Anges, plus réputées pour être l'épicentre du stupre qu'un endroit divin.
Et hop, sans répit, zzt, une autre abeille passa par là et le monde devint tout vert. C'était en fait un fromager, dans un champ. Il était d'ailleurs plus connu pour ses actions terrorristes : la nuit, il balançait des grenades sur les restaurants universitaires, afin de revendiquer. Sa véritable occupation - la plus rentable, de fait - était dealer de boîtes à meuh. Il était arrêté par la police à son domicile dans le comté du Surrey. Les forces de l'ordre lui demandaient de rendre compte de ses actions, mais il faisait des doigts d'honneur à tout le monde, sans discrimination.
Et une autre abeille, zzt, et depuis sa fenêtre, si haut qu'elle en touche presque la corniche, la jeune femme soupire. Son amant a disparu depuis bien longtemps déjà. Jamais cette fille à papa ne s'est fait tirer l'oreille, même si on aimerait bien, parce que nom de Dieu, qu'est ce qu'elle est niaise ! Mais il ne faut pas se fourvoyer : elle n'est pas si stupide qu'elle en a l'air. Tout ce qu'il lui faut, c'est se lâcher un coup. Du sexe, quoi.
Une dernière abeille passe, zzt, et la nuit est là. Elle ne tombe pas, elle est juste là, sans donner la moindre chance à Jay-Z, aux boîtes à meuh terroristes ou aux vierges en manque de sexe. C'est mieux comme ça. Faut éteindre la télé avant qu'elle vous lobotomise.

Après, deuxième partie de l'exercice: écrire à partir de son premier texte un article tout à fait sérieux (inventé ou pas). Moi je dis: j'étais dans la merde, puisque j'étais parti dans un délire chelou. Du coup, ça devient un énorme poisson d'avril. Ceci est un canular !

La rédemption de Marcel Albert

Dévasté par un cancer, gros fumeur et anorexique à ses heures, Marcel Albert n'est pas encore un rescapé. Le comédien ne s'en cache pas, est c'est d'un ton désabusé qu'il dit, de but en blanc: "la maladie est mon tremplin, elle me pousse en avant. Je vais peut-être y rester, mais ça m'étonnerait : j'ai pas encore envie de crever." Drôle d'entrée en matière, qui fixe le ton de l'interview. Un ton qui convient au personnage, d'une tristesse infinie mais d'un implacable désir de vivre, et surtout de créer.
Au Théâtre du Châtelet, où il se produit tous les soirs depuis deux mois, il laisse libre court à cette imagination qui le caractérise. c'est une série de personnages qui l'habitent, les uns après les autres, et lui permettent de montrer l'étendue de son talent d'imitateur. Parfois amusante, souvent empreinte d'un mal de vivre absolu, sa galerie de portraits n'en reste pas moins criante de vérité.
Sa plus grande fierté? L'interprétation du rappeur américain Jay-Z. A l'en croire, une véritable performance. " Tu sais, ce genre d'homme, c'est tout mon contraire. Il a des gros muscles huilés, et il habite une villa au beau milieu de la Cité des Anges, Los ANgeles. C'est d'ailleurs plus réputé pour être l'épicentre du stupre qu'un endroit divin." Et pourtant, ce personnage, Marcel Albert l'interprète avec une crédibilité, une sensibilité surprenante. Le spectateur en arrive à voir le corps bodybuildé à travers ce véhicule chétif.
La passion de l'absurde
C'est son maître et ami, Fabrice Luchini, qui lui a transmis l'amour de la langue. C'est uassi en l'observant que Marcel Albert a appris à débiter à toute allure des phrases magnifiquement construites, petits précis de rhétorique, qui parfois donnent naissance à des personnages absurdes. "Parfois, je me laisse aller, et le résultat est complètement incohérent. Hier soir, c'était un fromager du Surrey qui dealait des boîtes à meuh. Et la nuit, il balançait des grenades sur les restaurants universitaires." Le regard fou, le verbe acéré et les cheveux en pétard, Marcel Albert a insulté le public pendant toute la durée de cette improvisation. Et le public a adoré.
Comme Ionesco, comme Anouilh, et comme Beckett, Marcel Albert a élevé l'absurde au stade de l'art majeur. Mais sa plus grande inspiration, bien qu'il refuse de l'avouer explicitement, reste le grand Freud. Tous ses personnages sont, en effet, à l'image de leur créateur: traumatisés par le sexe. Trahi par un corps qui lui fait défaut, Marcel Albert se sent plus à l'aise quand il interprète la jeune vierge effarouchée. Il jubile - peut-être un peu trop. "Je n'arrive pas à oublier à quel point elle et moi nous ressemblons. Elle est enfermée dans sa tour, elle attend un type qui ne viendra jamais. C'est très con, mais en fin de compte elle est tout à fait consciente du ridicule de sa situation. Elle me fait pitié."
C'est une feinte, et il en est conscient. C'est lui qui se met à nu à travers chacun des personnages. C'est lui qui déplore son état de santé sans rien faire pour y remédier: Marcel Albert pratique l'absurde dans sa vie avec autant de talent que sur scène.
Marcel Albert, au Théâtre du Châtelet, jusqu'au 15 août 2008
Par Six Lunes - Publié dans : Ecrits - Communauté : Apprentis journalistes
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Mercredi 21 mai 2008
De l'eau a coulé sous les ponts: mon disque dur s'est rempli (il va finir par fondre, le pauvre). Voici donc un bref aperçu de ce que j'ai écouté cette semaine.





Merry - Peep Show

Incroyable Merry, ai-je envie de dire. Je n'avais pas écouté toute leur discographie, et cet album lanquait à ma collection. Il faut dire pourtant, que je n'ai pas été déçue. Un rock solide, parfois déstructuré, toujours impeccablement exécuté, une voix légèrement cassée qui couine dans les aigus en début de phrase, un son qui n'hésite pas à toucher au jazz... La grande, grande classe. Un must have.
Il est d'ailleurs relativement incroyable de constater que tous les titres sont bons. Pas une seule des pistes ne m'a paru plus faible que les autres.
Et le visionnage de lives est franchement recommandé: ils sont bons sur scène. Vive Merry. Je les aime.










Acid Black Cherry - Recreation

J'aime ce type. Il me plaît. Il cherche à s'inventer une seconde carrière, et tente honnêtement de ne pas profiter de sa popularité, ce que je trouve à la fois honnête et courageux. Par contre, ce délire d'album de reprises ne lui va pas du tout.
Il faut dire que la reprise est un sport assez peu pratiqué dans le Visual, et qu'il a déjà montré son penchant pour le genre en incluant des reprises en Face B de la plupart de ses Singles.
Mais cet album-là est chiant. Il oublie le rock pour faire dans le mélodrame pop, style qui ne va pas du tout à sa voix de fouine (ceci n'est pas une insulte, mais une constatation. J'aime beaucoup sa voix). Si encore il avait choisi de jouer sur l'absurde, ça aurait peut-être fonctionné, mais les ballades au piano encadré par des sections de cordes... J'imagine que ça plaît à des gens: ce n'est pas ma tasse de thé.
Mais bon, histoire d'être positif: j'aime bien la pochette.




Dué le Quartz - Rodéo (single)
Dué le Quartz - Best Album

Je n'ai jamais caché mon amour profond pour Miyavi. Il fallait donc que je découvre le groupe qui l'a révélé, alors qu'il n'avait pas même 18 ans. Avec ma flemme coutumière, je me suis dirigée vers un Best Of du groupe, histoire de voir si je pouvais écouter sans serrer les dents avant de me tourner vers d'autres exactions musicale.
Et en fait, c'est pas trop mal. Je n'adhère pas à la voix du chanteur, que je trouve faible et de surcroît sous-mixée.
Mais il reste, à ma grande surprise, que Dué le Quartz fait preuve de quasi-psychédélisme sur certaines pistes. Je comprends qu'ils aient été populaires: même si la musique n'est pas parfaitement mature, qu'on sent le manque d'expérience des membres du groupe, il n'en reste pas moins qu'on sent un grand potentiel.





Hakuei - Samurai

Hakuei, c'est le chanteur de Pennicillin, et de Machine (avec son pote Kiyoshi). Dès les premières notes de son album solo, je hurle: "Mais c'est du Kiyoharu gentil, ça!" Pareil que Kiyoharu, en effet. Guitare acoustique soulignée d'une guitare légèrement saturée, mélodies dans le même type; tout pareil. Mais en plus gentillet. En France, on appellerait ça un "album de pop rock qui ne casse pas trois pattes à un canard mais que c'est sympa de l'écouter de temps en temps". Oui, je suis méchante. Non, je n'ai pas aimé cet album. C'était trop simple à mon goût.
Pourtant, deux-trois titres un peu plus déjantés font leur apparition, mais le tout n'est pas cohérent. Ce n'est pas un album, pour moi, mais plutôt une collection de chansons qui ne forment pas un ensemble, que ce soit un concept ou un son commun. Dommage.






SID - Hoshi no Miyako

Ah, SID. On les adore sur certains titres, mais ils ont le don de décevoir leur public. C'est clairement un groupe capable du pire comme du meilleur. Et sur Hoshi no Miyako, c'est un splendide exemple du pire qu'ils donnent.
Quelques résurgences de leurs meilleures chansons font leur apparition (une apparition timide) dans l'album, mais la grosse majorité des titres ne vaut pas le déplacement. C'est du piano-bar mal fait. SID joue tout sur des arrangements chiadés qui ont dû coûter très cher à faire. Cuivres, piano, cordes et claviers divers et variés, saturation de secondes voix. Quand on sait que sur scène le groupe ne compte qu'une voix, une basse, une guitare et une batterie, on comprend mal la cohérence de Hoshi no Miyako.
Que cet album est mou, du début à la fin! On dirait l'album d'un groupe qui a essayé d'en faire plus et qui finalement en a trop fait.





Modern Suite - Shotaijo - invitation

C'est un premier Single d'un petit groupe. Juger un artiste sur à peine trois titres, c'est difficile. Et pourtant, dans ce contexte, juste pour ce groupe, trois titres donnent tout de suite un aperçu positif d'un groupe en devenir. En effet, Modern Suite s'amuse. Un premier titre très Oshare Kei, sautillant et légèrement niaiseux (mais drôle et plein de peps), qui fait énormément de bien juste après la grosse déception mollasse de SID. Le seconde piste est, elle, plein du san Jazzy que SID avait su si bien utiliser. Et la dernière est la meilleure surprise de tout l'album: début au piano, très piano bar (le vrai, le bien fait, celui-ci), et suite de la chanson très Merry (je vous ai dit que j'aimais Merry?). En bref, Modern Suite est un groupe qui a besoin de trouver sa propre signature, sa personnalité - mais qui a de bonnes chances d'y arriver.



Je m'arrête ici pour cette fois, mais j'ai zappé cinq albums de la semaine (j'y reviens plus tard - dans l'après midi ou demain).

Allez, Funk, pour changer.
Par Six Lunes - Publié dans : Une Semaine de Musique - Communauté : Vive le rock
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Mardi 20 mai 2008

Ben voilà, le temps est venu aussi de parler de MUCC. Je le fais, si vous le voulez bien, au travers de leur dernier album, Shion, que j'ai décidé de découvrir. Personne ne m'a forcé, non, non! Je me le suis infligée toute seule. Et en vérité, je vous le déclare, MUCC, c'est bien. C'est même 'wow' parfois.


Tout de suite, deux pistes ont attiré mon attention : la première est coincidentalement la première piste de l'album, ou plutôt une introduction. On sent bien leur appartenance au genre Angura Kei avec cette intro un peu barrée. Des cordes en pizzicato qui vont de plus en plus vite, qui peu à peu donnent l'impression de personnaliser une machinque qui tourne, elle aussi, de plus en plus rapidement.

La seconde piste est celle qui est le plus décriée par les fans du groupe: FUZZ, la quatrième. Elle a ce côté franchement heureux de vivre qui met de bonne humeur, même si les ressorts techniques utilisés sont assez classiques. Je salue de plus l'idée de faire entrer une contrebasse (électrique sur certains lives) à la place de la basse, ainsi qu'un harmonica. Par contre, je ne vous recommande pas le clip, il est très chiant.




Après, sur le reste de l'album, il y a de tout, du bon comme du moins, bon, mais en règle générale MUCC reste un groupe solide (ça se sent) et surtout plein de sens de l'humour. La preuve en image:



Il fait bon vivre, chez MUCC. même si leur musique peut prendre des aspects bien plus violents, le côté agréable est cette richesse toujours présente, une légère incohérence, une petite touche de folie - je pense que la personalité du chanteur, Tatsurou, en est pour quelque chose. Ce mec est toujours en train de se marrer - ce qui n'est pas très 'rock', il faut dire. Mais ça fait du bien.

Et voici pour ceux qui souhaitent avoir un aperçu de la tête des membres de ce groupe. Ils ont d'ailleurs fait partie de ce ux qui ont joué lors du memorial de la mort de Hide (ex-guitariste de X Japan, précédemment portraitisé ici).


Vous pourrez constater le virement hippie  moderne, un look original et peu employé dans le Visual (sauf Hide à certains moments de sa carrière et Miyavi ces derniers temps).


Allez, Rock'n Roll.
Par Six Lunes - Publié dans : Portrait Artiste - Communauté : Vive le rock
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Mardi 20 mai 2008

Quoi, Marine?! Tu parles du Visual Kei et t'as encore jamais écouté de Dir En grey?!


Je ne saurais pas décrire cette réaction instantanée à ce groupe pourtant proche du mythique. Incapable de vous dire s'il s'agit de méfiance, de répulsion ou tout simplement d'absence d'intérêt - toujours est-il que pendant bien longtemps, il n'y eut aucun album de Dir En Grey sur mon ordinateur. Niet. Nada. Que dalle.

Mais je suis arrivée à un stade où il n'était plus possible d'ignorer le groupe: ça commençait à devenir franchement ridicule. J'ai bien dit que je ne comptais pas être exaustive, mais quand même.

Avant la:Sadie's et un peu connu au Japon, maintenant Dir En Grey et réputé sur le plan international, il s'agit d'un des groupes qui s'est assagi (lisez ça à voix haute pour comprendre la blague). Plus trop Visual dans le look, donc, même si au début, ils ont pu faire peur.

Je fus conseillée par une admiratricce du groupe de commencer par leurs derniers albums, afin de les découvrir sans faire de crise cardiaque. De fait: je suis, à l'heure actuelle, en pleine découverte de leur dernier labum, The Marrow Of A Bone, sorti en février 2007.


Cette chanson, c'est Grief, la cinquième piste de l'album. Appréciez les délires vocaux de Kyo. Et non, c'est pas le même Kyo qui chante dans D'erlanger, mais contente de voir que vous suivez. C'est bourrin sans être inaudible, et je rigole comme une débile en entandant les ultrasons de Kyo qui, faut le dire monte vachement haut. Honnêtement, je pense que Dir En Grey se prend au sérieux (chose qui me dérange toujours un peu dans un groupe), mais cette chanson, on dirait bien de l'autodérision. Si vous tendez bien l'oreille, vous entendrez quelques 'fuck you'.

Pourtant, Dir en Grey sait changer de registre, toucher avec autant de crédibilité à la ballade.

Avant, c'était plus comme ça... : Jealous en live. Je trouve ça bien moins original - mais aussi moins américanisé. En tout cas, on sent aussi que le tout est bien moins assuré. Et puis c'est rigolo de les voir dans leur période très Visual.



Ceci dit, je tiens à préciser que la voix de Kyo (le chanteur, donc, oui, oui, vous suivez toujours) est assez fascinante. On peut dire qu'il la maîtrise plutôt bien. Même plus que vraiment très bien. Genre Wow, quoi.


Bref, Dir En Grey c'est pas le meilleur groupe du monde quand on veut bouger son popotin, mais ils assurent quand on veut bouger les cheveux ou juste écouter, immobile mais concentré.

En tout cas, une certitude me certifie que je dois écouter plus de Dir En grey pour comprendre ce groupe.


Enfin, pour votre plus grand plaisir, j'ai fait une sélection des meilleures photos de live de Dir En Grey, et on peut qire qu'il y en a, tudieu. C'est un art en soi, la photo de live pour ce groupe. Et ça donne ben envie d'aller les voir.





Par Six Lunes - Publié dans : Portrait Artiste - Communauté : L'univers de l'asie
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Samedi 17 mai 2008
Par Six Lunes - Publié dans : News - Communauté : Apprentis journalistes
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